Affichage des articles dont le libellé est bouffe. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est bouffe. Afficher tous les articles

mercredi 21 juillet 2010

Le petit plaisir agroalimentaire de la semaine



Survie culinaire en territoire hostile, cela signifie : savoir s'acclimater gastronomiquement parlant sur tous les territoires, et par exemple dans un train, perchée à 3000 mètres dans les Andes, dans les parcs, chez vous, mais aussi, ne l'oublions pas, en société.

Car, ayons-le à l'esprit, la gastronomie est un phénomène le plus souvent social, il faut donc savoir s'adapter à son environnement. Or tous les amoureux de la bonne chère un tantinet maniaque sur le « fait-maison » en conviendront : pendant un dîner/souper/déjeuner entre amis/collègues/membres de la famille/etc., lorsqu'on finit par avouer, doucement, sur un ton très bas, histoire de ne pas être entendu, que l'on cuisine tout soi-même, on passe ou bien pour un improductif n'ayant que cela à faire, ou pour un extrémiste de l'alimentaire, ou les deux. De ce fait, souvent on se tait, et on ne fait que penser.

Je dois avouer que j'ai très souvent médité cette réflexion. Jusqu'à ce que, arrivant à l'improviste dans ma cuisine, je tombe sur ce spectacle :



Une barricade gastronomique dans ma propre cuisine, tant de violence déchaînée entre ces paquets colorés et de simples ingrédients !

J'en suis arrivée à la conclusion suivante : sans doute est-il préférable, pour converser en société et éviter les affrontements de cuisine, de s'accorder une fois par semaine son petit plaisir agroalimentaire.

De mon côté, la semaine dernière, ce furent deux biscuits Petit Ecolier et un apéricube. Ainsi, j'ai eu la chance d'ingérer de la farine de blé, du sucre, du beurre pâtissier, du lait écrémé en poudre, de la poudre à lever, du sel de l'acide citrique, encore du sucre, du beurre et la pâte de cacao, du lait écrémé en poudre une seconde fois, du sirop de glucose, du beurre pâtissier une fois de plus, de la lécithine de soja, de l'arôme vanille, mais aussi du lait écrémé réhydraté, du beurre, des protéines de lait, et des sels de fonte.

Slurp slurp.

vendredi 25 juin 2010

Retour de Manif'!


Un soupçon de gastronomie politique en cette fin de mois de juin 2010. Ou peut-être de politique gastronomique, je m’interroge.

Toujours est-il - l’objectif de ce blog n’étant pas de parler politique je précise - que plus on partira tard à la retraite, (ou plus tôt mais sans pognon), moins on aura de temps pour cuisiner et se faire du bien !

En somme un retour de manif’, celle du 24 juin. Pensant il est vrai toujours à la bouffe, que fais-je pendant que je suis le défilé de la manifestation du 24 juin à Paris, sous un soleil bien présent ?


Réponse : je prends des photos de bouffe.

Et qu’est-ce que je me dis pendant que je prends ces photos de boustifaille de manif’ ?

Réponse : il n’y a guère de choix et je suis contente d’avoir déjeuné avant…Peut-être cela dénotera-t-il un certain snobisme culinaire. Encore que si j’explique avoir déjeuné d’un bol de quinoa accompagné d’une courgette et d’une tomate, je ne sais pas si le terme « snobisme » convient.
Qu’importe, j’assume.

En terme de boisson, il y a un certain choix. Les empires de la boisson européen et outre-Atlantique font fière figure dans les tous les stands. Et oui, apparemment, ce n’est parce qu’on est à gauche, très à gauche ou même révolutionnaire qu’on ne s’offre pas un p’tit coca ou une p’tite heineken bien fraîche dans les défilés !


Remarquez, c’est vrai que si on doit commencer à faire sa bière soi-même, on n’est pas sorti de l’auberge.
Passons sur ces frasques sauvages et anticapitalistes, et arrivons à ce qui nous intéresse, à boire et à manger !

A boire, on trouve des choses intéressantes sur les rives du défilé.


Mais à manger, heu,comment vous dire ? Si vous n’aimez pas les merguez et les kebabs, même agrémentés de légumes frits, la situation s’avère rapidement délicate. Je sais, je sais, encore du snobisme, c’est vrai, la merguez d’horrible qualité dans du pain, arrosée de moutarde et de ketchup, c’est quand même super populaire, de circonstance donc pour une manif’ !






Mes excuses pour tous les amoureux de cette bouffe sauvage sans saveur, je préfère la bouffe sauvage AVEC saveur : un bon jambon beurre avec une feuille de salade dans une baguette tradition que vous vous serez confectionné amoureusement pour votre estomac le midi avant de descendre dans la rue.
Ok, pourrait-on me rétorquer : et si on a pas eu le temps ? Foncez dans une boulangerie et une supérette (il y en a forcément une le long de la route), achetez-vous une baguette tradition (1€, et vous pouvez en donner la moitié à un camarade !), deux tranches de jambon supérieur (1,5€ les 2 tranches, vous pouvez en donner une à un camarade !), et faites vous votre casse-croûte, sans ketchup, sans mayonnaise, avec du bon pain, huuummm. Slurp slurp !